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Connaissez-vous la DME (diversification menée par l’enfant ) ?

Pourquoi choisir la diversification menée par l’enfant ?

La DME est un méthode d’introduction des aliments solides, mais
la DME ne se résume au simple fait de supprimer les purées et les compotes, c’est une approche globale d’introduction alimentaire et d’éducation à la santé. L’idée est de laisser votre bébé décider de son rythme alimentaire pour reconnaitre ses besoins. C’est apprentissage autonome sous l’oeil attentif de ses parents qui mettent à disposition des produits naturels, sains et non transformés pour lui apprendre à manger seul. Une démarche naturelle venant de l’enfant.
Même si cela parait contraignant (salissant, stressant, gaspillage) la DME présente beaucoup d’intérêts et avantages pour votre bébé.
Voici comment mettre en pratique et en toute sécurité la DME.

Observez la motivation du bébé, ne rien imposer
Quand votre enfant sera capable d’attraper des petits aliments avec ses doigts, il sera par conséquent capable de les porter à la bouche et de les avaler sans entrave.
Laissez-le utiliser son désir d’explorer, d’expérimenter, et d’imiter les gestes de ses parents.
La DME propose de laisser au bébé la liberté et de déterminer le rythme de chacun de ses repas en conservant l’élément jeu et exploration. Cela permet une transition douce et naturelle, vers l’alimentation solide.

Les 6 avantages de la DME
bébé mange seule et sans aide
mange sous forme de morceaux
respect de sa satiété et de sa faim
développement de sa motricité fine
repas pris en famille
repas similaire à ceux de la famille

Retrouvez plus d’idées et recettes en DME, dans "L’assiette de bébé", 60 recettes d’une naturopathe. Ed : Hachette cuisine.

1- Déterminer si votre bébé est prêt pour démarrer la DME
Vers l’âge de 6 mois, attendez qu’il soit capable de rester assis sans aide, qu’il tienne bien sa tête. Qu’il attrape les aliments avec ses doigts et les porte à la bouche seul. Prenez vos repas en famille, vous êtes un modèle pour enfant, celui-ci tentera de vous imiter.

Quand toutes ces conditions sont réunies, vous pouvez commencer la DME de façon sécuritaire.

2- La DME pour apprendre à mastiquer !
La mastication est la première étape de la digestion, pour en saliver les aliments commencer à sécréter des enzymes digestives et dégrader les glucides.

3- Faites confiance à votre bébé
Beaucoup de parents s’inquiètent de savoir si leur bébé court un risque de s’étouffer. Or nourrir un enfant avec la cuillère et de manière passive, ne l’aide pas à developper sa capacité à mâcher. Votre bébé a besoin de developper sa capacité à atteindre et saisir les aliments pour les porter à la bouche puis les mastiquer.
Alors que s’il est passif, il avale tout rond, il a ainsi plus de risque à s’étouffer car il n’a pas appris à mastiquer et donc à déplacer la nourriture intentionnellement au fond de sa gorge.
Rassurez-vous le réflexe de régurgitation est très important chez l’enfant jusqu’à ses un an, aussi si un aliment peu mâché s’approche trop prés de la gorge, il sera expulser par ce réflexe.
Saviez-vous que votre bébé n’a pas besoin de toutes ses dents pour mordre et pour mastiquer, ces gencives font tout aussi bien l’affaire pour écraser les aliments.

4- L’installer de manière sécuritaire
Votre bébé doit être assis bien droit.
Toute les règles de sécurité et de bons sens sont de rigueur afin d’écarter des petits objets ou aliments qui feraient fausse route.
Assurez une présence tout le long du repas.
Quand lui donner à manger ? Il n’y a aucune raison de faire coïncider les repas solides avec les tétées ou le biberon. Cela peut être envisager comme deux activités distinctes afin d’avoir une attitude plus détendu et rendre l’expérience plus agréable pour les parents et l’enfant.
Idéalement proposer une routine alimentaire pour le sécuriser, cela contribue à l’orienter dans sa journée.

5- Proposez une assiette équilibrée
Les aliments sont coupés en gros morceaux, lanières, bâtonnets, afin d’occuper toute la paume de sa main et dépasser de son poing.
Respectez les périodes d’introduction alimentaire.
À partir de 6 mois, des légumes cuits à la vapeur, de saison et d’agriculture bio ou paysanne. Avec un filet d’huiles variées (olive, colza, lin).
Puis vers 7 mois, introduction d’une céréale sans gluten (riz, millet, quinoa, petit épeautre) et l’introduction de céréale avec gluten (blé : pâtes, pain, semoule, avoine, orge). Pour démarrer avec les céréales, mieux vaut utiliser des pâtes spirale, penne, avec ou sans gluten pour l’initier. Ou bien proposer du riz sous forme de boulette, afin qu’il l’attrape facilement. Certaines préparations comme les crêpes, le pain sont idéale pour introduire les céréales qu’il n’est pas encore capable de manger seule à la cuillère.
Un peu plus tard vous pourrez placer une cuillère en bois ou silicone souple pour le familiariser avec l’objet et manger avec. La tasse à bec (rempli d’une petite quantité d’eau pour limiter les dégâts) sera aussi proposer pour l’encourager à boire en petite quantité pendant le repas.

Vers 7 mois, préparez deux légumes cuits au départ et un féculent (pomme de terre, patate douce ou une céréale).
Vers 8 mois, introduisez une protéine animale (volaille, oeuf) en morceaux grossier comme la cuisse de poulet ou en effilocher. Les protéines végétales issu de légumineuses seront proposer sous forme de tartinade de légumineuses (houmous de pois chiche ou lentilles corail) sur du pain ou « craquinette » sans gluten.
À 12 mois, il développera sa motricité fine, ce qui lui permettra d’attraper et de manipuler des aliments de plus en plus petits, mais demeurez vigilant. L’utilisation de la cuillère lui sera plus facile, ainsi les purées, soupes ou compotes pourront être introduits si besoin.

Vous observerez rapidement que votre enfant explore plus qu’il ne mange au départ ! Rassurez-vous, tout au long de la première année, c’est le rôle du lait maternel ou de la préparation pour nourrisson de combler les besoins de l’enfant. Les aliments solides ne font que complétés le lait. Puis la deuxième année, l’inverse se produit, et les solides gagnent graduellement en importance.

6- Mange-t-il assez ?
Si votre bébé est encore allaité, l’allaitement à la demande est à privilégier jusqu’à ses 1 an, car il couvre tous les besoins nutritionnels. Dans le cas contraire, la préparation pour nourrisson n’offre pas toute la diversité de goûts et de nutriments, il sera préférable d’installer une routine alimentaire pour l’encourager à manger plus généreusement.
Un enfant équilibre ses besoins sur la semaine et non sur un seul repas (comme chez un adulte). Donc ne paniquez pas s’il ne finit pas son repas, il se rattrapera sur le repas suivant.
La DME lui offre la possibilité d’écouter ses signaux de satiété et de faim, votre bébé vous guide sur ce qu’il est capable de manger. Résistez à l’envie d’aider votre enfant à manger : un bébé qui a des difficultés à faire pénétrer la nourriture dans sa bouche n’est pas prêt. Sa motricité fine, sa mastication et son appétit évoluent au même rythme que ses besoins en aliments solides.
Au fil du temps, votre bébé apprend et comprend le rôle de l’alimentation ludique à un besoin fondamental : se nourrir.

La durée des repas
Votre bébé a besoin de temps pour apprécier et manger. Nous autres adultes nous ne prenons plus assez le temps de mastiquer et de manger lentement. Et cela peut parfois nous agacer si le repas prend trop de temps ! Or les suivant son rythme, votre bébé a besoin de plus de temps, une trentaine de minutes pour le déjeuner et une quinzaine de minute pour une collation. En suivant ses signes de satiété et de fatigue, le repas s’arrêtera naturellement.

Si bébé refuse de manger
Proposer et familiariser l’enfant avec de nouveaux aliments. Certaines études rapportent qu’il faut parfois plus de 20 présentations pour que l’enfant accepte d’y goûter ; proposez sans forcer. La persévérance paye !
L’encouragez et le félicitez lorsqu’il essaie un nouvel aliment plutôt que le réprimander s’il refuse de goûter.

Voici quelques conseils :
Variez les consistances et le mode de cuisson des légumes (à la vapeur, à l’étouffée, en cocotte).
Faites-le participer à la préparation des légumes (écosser les petits pois, les haricots verts) ou à la préparation d’un plat.
Variez les assaisonnements (aromates, épices) et les huiles.
Associez un aliment connu et le combiner avec un nouveau.
Ne pas accordez trop d’attention à ses refus, restez souple !
Rappelez-vous que votre enfant sait ce dont il a besoin, acceptez qu’il ne soit pas encore prêt, l’heure viendra !

Il convient d’être plus prudent avec la DME dans les cas suivants ;
frein de mangue court,
malformation buccale
retards ou troubles du développement
problème de coordination main-oeil
bébé prématuré

La DME est une belle approche de l’alimentation autonome, elle demande une grande implication, vigilance et patience ! Elle offre tellement davantage que l’aventure en vaut le coup.

Retrouvez l’article intégral : https://www.femininbio.com/sante-bien-etre/conseils-astuces/diversification-conseils-pratiques-commencer-dme-93583